INTRODUCTION AUX DIFFÉRENTES FORMES DE DYSCALCULIE

ORIGINE DE LA DYSCALCULIE

DIFFICULTÉS ET COMMENT AIDER À APPRENDRE

Enfants/Ados dyscaculiques

Je reprends des éléments de ce site particulièrement bien pensé et claire = explicite 🙂

1.Privilégier un apprentissage explicite

Pour progresser et apprendre, les enfants dyscalculiques ont besoin d’un enseignement aussi explicite que possible. Les 5 principes de base de l’enseignement explicite sont :

  • Explication directe (présentation des objectifs de la leçon)
  • Modelage et démonstration par l’enseignant pour  montrer la maîtrise
  • Une pratique guidée (enseignant et élèves ensemble)
  • Feedback raisonné
  • Pratique autonome (les élèves font seuls)

2.Faire du sens

Donner du sens à l’aide d’exemples concrets aide les enfants dyscalculiques (et les autres) à comprendre que les nouvelles compétences et connaissances ont un intérêt qui va bien au-delà des pages du manuel scolaire.

3.Apprendre de manière multisensorielle

Plus on diversifie les approches, plus la compréhension et la mémorisation s’améliorent. Des moments d’apprentissage à travers la manipulation et les jeux peuvent être d’une grande aide pour les enfants dyscalculiques.

Quelques exemples :

5.Avoir une approche en spirale

Une même information devra être revue plusieurs fois avant qu’elle ne soit réellement maîtrisée. L’approche en spirale consiste à revoir régulièrement les connaissances et compétences antérieures afin de s’assurer de leur maîtrise avant d’introduire de nouveaux apprentissages.

6.S’intéresser aux erreurs

La correction des erreurs AVEC l’enfant dyscalculique (de calcul comme de raisonnement) est bénéfique : elle permet de comprendre le raisonnement qui a mené à l’erreur. Cette compréhension est utile à la fois pour l’élève et pour l’enseignant qui peut s’appuyer sur ces erreurs pour proposer une autre approche.

Quand les élèves connaissent les erreurs récurrentes qu’ils font, on peut les inviter à la prudence. On pourra également leur proposer des supports (ou les leur faire produire) pour les aiguiller dans les bonnes procédures (par exemple, sous forme de cartes mentales).

7.Adapter la mise en page des feuilles de cours

Les feuilles quadrillées aident les enfants dyscalculiques à se repérer dans l’espace, notamment pour poser des opérations (on pourra leur spécifier de bien noter un chiffre par carré et d’écrire les chiffres des unités dans une colonne, ceux des dizaines dans une autre colonne…).

La clarté et la lisibilité peuvent faire une différence dans les résultats des enfants dyscalculiques : il est utile de proposer des documents aérés, avec des repères visuels (par exemple, si la feuille est blanche, matérialiser les éléments d’une opération à l’aide de colonnes et/ou carrés) et éventuellement des codes couleurs vus avec les enfants.

8.Encourager le travail à plusieurs

Le tutorat et le travail de groupe peuvent s’avérer efficaces pour les enfants dyscalculiques.

9.Adopter une attitude bienveillante

Les encouragements et les valorisations des réussites (aussi petites soient-elles) sont les bienvenus car ils indiquent à l’enfant que ses efforts sont reconnus et appréciés.

Par ailleurs, une attitude bienveillante pose un cadre qui autorise l’enfant en difficulté à poser des questions, à demander de l’aide quand il ne comprend pas sans craindre moquerie de ses camarades ou réprimande de l’enseignant.

Pour aller + loin : Un centre de recherche sur cette thématique d’apprentissage :

https://inshea.fr/fr/content/am%C3%A9nagements-pour-un-%C3%A9l%C3%A8ve-dyscalculique

Extrait :

Un élève n’aura pas besoin de l’ensemble de ces recommandations et inversement, il pourra avoir besoin d’autres aménagements. Les professionnels sont là pour vous conseiller.

DENOMBREMENT

• Favoriser le dénombrement d’objets concrets, facilement manipulables plutôt que des éléments dessinés sur une feuille

• Laisser à disposition une bande numérique adaptée à l’élève afin qu’il puisse par exemple y placer les éléments à compter

TRAITEMENT NUMERIQUE LANGAGIER / TRANSCODAGE 

• Laisser à disposition des tables avec deux formes écrites du nombre : indo-arabe et littérale, afin que l’élève puisse faire correspondre les différents codes

• Favoriser l’utilisation d’un code couleur afin d’aider l’élève à repérer les centaines, dizaines, unités…

• Eviter les dictées de nombres sans aide ni support qui mettraient les élèves en situation d’échec

• Distinguer erreurs de calcul et erreurs d’écriture des nombres (nécessite souvent de faire verbaliser l’élève)

CALCUL

• Accepter que l’élève compte sur ses doigts ! Cette étape est importante dans l’acquisition des activités numériques. Elle est utilisée plus longtemps chez les élèves souffrant de troubles des activités numériques

• Permettre l’utilisation de matériel concret pour favoriser l’acquisition des concepts

• Favoriser l’utilisation d’un code couleur pour poser les opérations afin d’aider la réalisation des algorithmes de calcul (et donc favoriser leur acquisition et leur automatisation)

• Laisser à disposition les tables de multiplication et autres tables de faits numériques dont l’élève aurait besoin et qu’il a du mal à mémoriser

• Autoriser la calculatrice

TEMPS

Des difficultés dans ce domaine sont possibles :

• Afficher un emploi du temps

• Time timer si difficulté pour évaluer, gérer le temps

EVALUATION

• Réduire la quantité d’exercices

• Autoriser la manipulation d’objets lors des contrôles

• Laisser à disposition les aides mémoire nécessaires à l’élève

SITE : Un article d’orthopedagogie